Rencontre de Dammartin-en-Goële : la laïcité toujours en question !

Catégorie : Vivre-ensemble dans l'Ecole de la République Création : 29 janvier 2016
Publication : 29 janvier 2016

 

 

Le samedi 23 janvier 2016, un an après le premier opus du 7 février 2015, la FCPE de Seine-et-Marne a réuni, à Dammartin-en-Goële, les membres de la communauté éducative départementale pour échanger sur le thème de la laïcité et du vivre-ensemble à l'Ecole. La FCPE de Seine-et-Marne tient à remercier Monsieur le Maire de Dammartin-en-Goële pour la qualité de son accueil et les adhérents FCPE du Nord-Ouest 77 pour leur investissement dans la préparation de l'évènement.

Une centaine de parents d'élèves ont répondu à l'invitation de la fédération départementale et sont venus débattre de ce sujet, en présence de M. Emeric Bréhier, député  de Seine-et-Marne, Monseigneur Jacques Gaillot, évêque catholique honoraire, M. Boussad Bouamra, Imam de Mitry-Mory, M. Jean-Claude Jouanin, membre du bureau du Conseil départemental des familles laïques, M. Gilles Pirman, Directeur de cabinet, et Virginie Cassoti, cheffe de cabinet, représentants mandatés par M. Jean-Jacques Barbaux, Président du Conseil départemental de Seine-et-Marne, Mme Jeanne-Claire Fumet, chargée de mission "Valeurs de la République", représentante mandatée par Madame la Rectrice de Créteil, et Mme Nathalie Vilacèque, Inspectrice d'académie adjointe, et Valérie Merceron, conseillère  "laïcité", représentantes mandatées par Madame l'Inspectrice d'académie de Seine-et-Marne.

Des acteurs de terrain, comme M. Frédéric Chef-d'Hotel, Proviseur du lycée du Gué-à-Tresme à Congis-sur-Thérouane, Mme Catherine Marron, Principale du collège de l'Arche Guédon à Torcy ou M. Jean-Michel Morer, Maire de Trilport, sont venus partager leurs expériences avec l'assistance.

Au terme d'échanges très riches, malheureusement perturbés (heureusement pas trop gravement) par des personnes qui ont profité de la présence de responsables de haut niveau pour régler des comptes sans rapport avec le sujet, le constat assez largement partagé est assez déconcertant : après un an de mobilisation des acteurs publics, des élus, de l'école dans son ensemble, les grands principes républicains, dont la laïcité, ne sont toujours pas clairement compris par chacun. Ils apparaissent flous, imprécis, parfois contestés, prisonniers également de certaines interprétations erronées, voir fallacieuses, du Droit et de la Jurisprudence, qui pullulent sur internet.

Au final, après une année d'actions tous azimuts et deux séries d'attentats meurtriers, nous ne vivons toujours pas ensemble, mais les uns à coté des autres. Terrible évidence, qui a sauté au visage des participants ! La question qui se pose à nous est simple : doit-on persévérer ou doit-on admettre comme inéluctable que notre société tombe en déliquescence ?

Chacun des membres de la communauté éducative doit réfléchir à cette question et y apporter une réponse, tenant compte de ses conséquences probables.